28 février 2009
Pygurus ambroggii
Pygurus ambroggii (Petitot 1954).
Localisation du type.
Le type est provient de l'Oxfordien inférieur du Maroc occidental et de la collection du Service de Géologie du Maroc.
Pygurus ambroggii, figure copiée in Petitot, 1959, p. 127 , fig. in text 4a-b, pl. 12 fig. 16 de l'Oxfordien inférieur du Maroc occidental et de la collection du Service de Géologie du Maroc, longueur du test : 28 mm.
Description.
En vue supérieure ambroggii est tout à fait différent depressus dont le contour est régulièrement arrondi. Ici on observe un brusque ressaut au niveau des ambulacraires pairs postérieurs et quand on retourne l'oursin on voit que le périprocte s'inscrit dans une sorte de protubérance. Nous retrouverons cette forme chez blumenbachii. Le périprocte n'est pas au fond d'une dépression comme chez les trois espèces précédentes, mais posé à plat sur le test.

Pygurus ambroggii, Assise des Carreaux , Callovien, zone à Athleta, environs de Mortagne au Perche, Orne, France, collection Philippe Nicolleau, numéro 3093, longueur du test : 34 mm.
Pygurus ambroggii, Assise des Carreaux , Callovien, zone à
Athleta, environs de Mortagne au Perche, Orne, France, collection
Daniel Bertrand, numéro 182, longueur du test : 39 mm
En vue de profil ambroggii est plus haut que depressus. La face supérieure est bombée. L'apex se trouve en position très légèrement antérieure et la madréporique est plus réduite que chez les autres espèces étudiées.
Les cinq aires interambulacraires ont des proportions différentes de celles observées chez depressus, l'aire impaire est beaucoup plus large et les paires antérieures plus étroites.
Les cinq aires ambulacraires, mesurées à l'ambitus sont inégales entre elles, plus larges à l'ambitus que chez depressus, l'impaire étant la plus large.
La structure ambulacraire est particulière, en effet l'ambulacre impair n'est pas pétaloïde, seuls les 4 pairs le sont.
Les assules adorales médianes sont longues, et dans les phyllodes les pores sont repoussés sur les côtés. Nous n'avons pas vu de pores buccaux.
Espèces voisines.
voir le genre Pygurus
Répartition et Milieux de dépôt.
En France, ambroggii est rencontré dans le Callovien du bassin parisien.
Mode de Vie.
La Tuberculation.
Les tubercules de la face supérieure sont identiques à ceux de depressus, centrés.
Les tubercules de la face inférieure sont à peine plus grands que les tubercules précédents et de taille assez uniforme. Les tubercules des parties protubérantes sont enfoncés à plat dans le test, serrés les uns contre les autres centrés ou excentrés avec leur grand axe dirigé vers l'arrière de l'oursin. Les tubercules des parties déprimées sont moins serrés les uns contre les autres, peu enfoncés dans le test, posés de façon oblique le cône incliné vers le péristome, le grand axe dirigé le plus souvent l'arrière de l'oursin. Ils sont bordés sur une moitié par un bourrelet en forme de croissant comme chez marmonti ou tenuis.
Les aires ambulacraires portent dans leurs parties adorales les mêmes tubercules que les parties déprimées des interambulacres.
ambroggii avait le même type de locomotion que marmonti ou tenuis.
Les podions
Si l'on excepte l'aire impaire ambroggii possède les mêmes pores que depressus, avec une zone interporifère des pétales de même taille relative. A vrai dire nous nous expliquons mal le pourquoi de cette particularité anatomique.
La Forme
ambroggii se singularise par le rétrécissement de la partie du test qui porte le périprocte, sans doute pour maintenir le test plus éloigné des excréments.
Le Péristome et le Périprocte
ambroggii possède par ailleurs un péristome et un périprocte de même taille que depressus.
Que pouvons nous en tirer comme conclusions ?
ambroggii menait la même vie que depressus, il devait vivre juste sous la surface du sédiment.
Bibliographie.
Vadet A. Nicolleau P. & Pineau J.P. (1998) - Echinides du Callovien de la Sarthe et de l'Orne, II-B : les échinides irréguliers: Description . Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 19. p. 1-128 , 200 fig. in texte, pl. 1-39.
Pygaster semisulcatus
Pygaster semisulcatus (Phillips, 1829).
Localisation du type.
Holotype l'individu figuré in Phillips, 1829, p. 127, pl. 3 fig. 17, de l'Oolithe coralline de Malton ou Scarborough et de la collection Phillips.
Synonyme.
Pygaster umbrella Agassiz
Description.
L'oursin est presque rond en vue supérieure, il est aussi large que long et à peu près deux fois moins haut que long. La face inférieure est déprimée en son centre, le péristome est de grande taille, et entaillé par des scissures buccales bien développées.
Pygaster semiculcatus, Calcaires crayeux récifaux , Oxfordien, zone à Transversarium, Environs de Wassigny, Ardennes, France, collection Eric Wille, numéro 943 diamètre du test : 70 mm.
La face supérieure, convexe, est entaillée par l'apex, qui se trouve en position centrale, et le périprocte. Au cours de la croissance le bord postérieur du périprocte s'éloigne du bord postérieur de l'oursin.
Les cinq aires interambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont égales ou presque égales entre elles. Elles portent des tubercules tous percés. Les tubercules de la face supérieure sont nettement plus petits que ceux de la face inférieure.
Les cinq aires ambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont égales ou presque égales entre elles. La zone porifère ambitale est minuscule et presque tout l'ambulacre est occupé par la zone interporifère, qui porte des tubercules identiques à ceux de l’interambulacre.
Pygaster semiculcatus, Calcaires crayeux récifaux , Oxfordien, zone à Transversarium, Environs de Wassigny, Ardennes, France, collection Maidorn, numéro 943 diamètre du test : environ 70 mm.
Espèces voisines.
semisulcatus ressemble beaucoup à trigeri, mais trigeri possède un pore plus large.
Répartition et Milieux de dépôt.
En France, semisulcatus est rencontré dans l'Oxfordien et le Kimmeridgien des bassins parisien et aquitain. On le trouve aussi en Suisse Allemagne Pologne et en Angleterre.
Mode de Vie.
Pourvu d'une vraie lanterne et d'un anus de grande taille semisulcatus mangeait avec sa lanterne, comme un oursin régulier, et non avec ses podions.
Dépourvu de podions respiratoires "haute performance" semisulcatus ne maintenant pas une densité constante de radioles à la face supérieure, semisulcatus vivait sur le sédiment.
semisulcatus repoussait ce sédiment tout autour de lui, et grattait dans le sédiment pour y chercher des particules de nourriture, particules qu'il saisissait avec sa lanterne.
Ne pouvant s'enfouir dans le sédiment, semisulcatus se camouflait sous des fragments divers qu'il tenait avec ses podions, semisulcatus devait vivre sur un sable coquillier où les particules mesuraient plus de quatre millimètres carrés.
Bibliographie.
Consulter : Vadet A. Rémy N. & Wille E. (2001) - Echinides du Corallien des Ardennes : Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 21. p. 1-64 , pl. 1-52, 3 fig. in texte.
Pseudodiadema pseudodiadema
Pseudodiadema pseudodiadema (Lamarck 1816)
Localisation du type.
Holotype :il est conservé dans la collection Lamarck, sous le numéro B49345
Synonyme
Diadema hemisphæricum Agassiz & Desor.
Description
Le test
pseudodiadema atteint la taille respectable de 6 cm de diamètre. pseudodiadema est de hauteur moyenne, ainsi V1853 pour un diamètre de 42 mm mesure 23 mm de haut. L’apex est de petite taille et dépourvu de toute suranale, il est hémicyclique.
Pseudodiadema pseudodiadema, Calcaires crayeux récifaux , Oxfordien, zone à Transversarium, Environs de Wassigny, Ardennes, France, collection Vadet, numéro 1852 diamètre de l'oursin 36 mm
L'interambulacre du même individu mesure 16 mm de large à l'ambitus. A cet endroit le scrobicule principal mesure 4,3 mm de large, 3,5 de haut et la plaque interambulacraire 3,5 de haut, la plaque interambulacraire ambitale est moins haute que le scrobicule n’est large. Le diamètre du mamelon est de 1,1 mm. Nous comptons par hémi- interambulacre 13 tubercules, lisses et non percés, et 6 tubercules ambitaux. Le tubercule secondaire le plus gros mesure 1,8 mm de diamètre.
A l'ambitus l'ambulacre est large, il mesure 8,6 mm de large, la zone porifère 1 mm et la zone interporifère 7 mm. Elle porte 2 rangs de tubercules ambulacraires presque aussi gros que les interambulacraires, en effet le tubercule ambulacraire ambital mesure 3 mm de diamètre. Nous comptons 59 assules ambulacraires par hémi - ambulacre et 4 assules en face de la plaque interambulacraire ambitale.
Les pores sont de type P1-P2 tout le long de l’aire, sauf en région adorale où ils passent franchement au type P2 puis P3 et y forment des phyllodes.
Plusieurs individus ont été trouvés avec leur lanterne, elle est de type stirodonte. Certains ont aussi conservé des plaques buccales, elles sont rondes et percées de deux pores.
Rémy 047 porte ses radioles en connexion, il mesure 42 mm de diamètre et ses plus grands radioles atteignaient probablement 45 mm de long, la longueur du plus grand radiole est égale au diamètre de l’oursin.
Les radioles ont une tige lisse, de section ronde ou ovale avec deux légères carènes?
Espèces voisines.
pseudodiadema ressemblent à tetragramma, mais les tubercules interambulacraires de tetragramma sont plus petites et plus nombreux
Répartition et Milieux de dépôt.
En France, pseudodiadema est rencontré en milieu coralliaire dans l'Oxfordhien et le Kimmeridgien des bassins parisien aquitain, on le recontre aussi en Angleterre et en Suisse.
Mode de Vie.
pseudodiadema est de hauteur moyenne. pseudodiadema est constitué de plaques interambulacraires basses et nombreuses. Les scrobicules ambitaux sont bas, pourvu d’un petit mamelon, sur lequel s’articulait un radiole de longueur moyenne. Les ambulacres portaient des radioles semblables. Les tubercules adapicaux sont réduits et portaient des radioles plus courts. pseudodiadema était protégé surtout sur les côtés.
Le granule interporal ambital de pseudodiadema est moyen, ce qui signe des besoins en oxygène moyens, d’autant que les pores sont peu nombreux, sauf en région adorale où ils forment des phyllodes, ce qui permettait à pseudodiadema de s’agripper au substrat. pseudodiadema était un oursin moins bien défendu qu’intermedius, et malgré sa grande taille pseudodiadema devait passer une partie de son temps à l’abri, sous des surplombs de corail par exemple. pseudodiadema pouvait s’attacher aux corail pour le consommer ou tout autre animal ou végétal incrusté dessus.
Bibliographie.
Consulter : Vadet A., Rémy N. & Wille E. (2001) - Echinides du Corallien des Ardennes : Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 21. p. 1-64 , pl. 1-52, 3 fig. in texte.
Genre Pseudodiadema
Genre Pseudodiadema Agassiz 1838
Type du genre.
Le type du genre est Diadema hemisphæricum par désignation originelle de Desor.
Diagnose.
Le test.
* appareil apical de petite taille et dépourvu de suranales:
* le scrobicule ambital n'occupe pas la majeure partie de la plaque interambulacraire ;
* tubercules interambulacraires percés, sauf éventuellement les plus adapicaux ;
* tubercules interambulacraires crénelés, sauf éventuellement les plus adapicaux
* hauteur de la plaque interambulacraire ambitale = 0.8 à 0.9 fois la largeur du scrobicule ambital ;
* mamelon interambulacraire ambital petit, rapport diamètre du mamelon interambulacraire/ largeur du scrobicule ambital = en moyenne 0,25;
* présnce de tubercules interambulacraires secondaires ;
* tubercules ambulacraires sont percés et crénelés et presque aussi gros que les tubercules interambulacraires;
Les radioles.
* forme : de longues épines minces;
* tige dépourvue de corticale
Espèces incluses.
pseudodiadema, seguini, tetragramma,
Clef des espèces.
1A : plaque interambulacraire ambitale basse: tetragramma
1B : plaque interambulacraire ambitale haute : 2
2A : scrobicle principal large : seguini
2B : scrobicle principal petit : pseudodiadema
Répartition.
En France, le genre Pseudodiadema est rencontré du Bathonien au Kimmeridgien des bassins parisien alpin et aquitain. On le trouve aussi dans toute l'Europe.
Bibliographie.
Consulter : Vadet A. Rémy N. & Wille E. (2001) - Echinides du Corallien des Ardennes : Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 21. p. 1-64 , pl. 1-52, 3 fig. in texte.
26 février 2009
Caenopedina tuberculosa
Caenopedina tuberculosa (Wright, 1855)
Localisation du type.
Holotype :E35458 du Coral Rag du Wiltshire et de la collection Wright, aujourdhui au British Museum, diamètre 26 mm
Description.
Le test
MHNB660, mesure 25 mm de diamètre, 13 mm de haut, son péristome 12 et son apex environ 11 mm de diamètre.
Caenopedina tubercula Calcaires d'Houllefort à Houllefort , diamètre : 29,3 mm
L'interambulacre mesure 10,4 mm de large à l'ambitus. A cet endroit le scrobicule mesure 3,1 mm de large, 2,8 mm de haut et la plaque interambulacraire 2,8 mm de haut. Le diamètre du mamelon est de 0,9 mm et celui du granule scrobiculaire 0,3 mm. Nous comptons 7 tubercules interambulacraires par rangée, tous sont lisses et percés. Nous comptons 2 granules dans la zone miliaire médiane, et aucun dans les autres zones.
A l'ambitus l'ambulacre mesure 4,2 mm de large, la zone porifère 0,8 mm, le pore 0,2 mm, le granule interporal 0,22 mm et la zone interporifère 2,8 mm. Elle porte 2 rangs de tubercules ambulacraires avec en plus de ci de là un granule. Le tubercule ambulacraire ambital est le plus gros, il mesure 1,6 mm de diamètre, contre 0,7 mm. pour son voisin adapical
Nous comptons 42 assules ambulacraires par hémi - ambulacre et 5 assules en face de la plaque interambulacraire ambitale. Les pores sont de type P2 en région adapicale et ambitale et de type P3 en région adorale , où ils forment des phyllodes.
La structure ambulacraire est relativement bien conservée. En région apicale les plaques sont simples, puis apparaissent des plaques bisociées, puis trisociées sur le mode Diademopsis : l'assule médiane s'élargit autour du tubercule.
Espèces voisines.
tuberculosa diffère de beaugrandi par ses tubercules ambulacraires qui changent de taille à l'ambitus
Répartition et Milieux de dépôt.
En France, tuberculosa est rencontré en milieu coralliaire dans l'Oxfordhien et le Kimmeridgien des bassins parisien aquitain, on le recontre aussi en Angleterre et en Suisse.
Mode de Vie.
tuberculosa est un oursin de hauteur moyenne, le mamelon interambulacraire est assez petit, ses radioles devaient être longs. Les tubercules ambulacraires ambitaux sont presque aussi gros que les interambulacraires, ils portaient des radioles semblables, tuberculosa était bien protégé en région ambitale, beaucoup moins bien en région adapicale. Les granules interporaux sont de taille moyenne, tuberculosa était moyennement actif, les pores sont peu nombreux et forment des petits phyllodes en région adorale, tuberculosa pouvait s’accrocher aux substrat mais ne tenait guère en milieu très agité. tuberculosa est un oursin de milieu moyennement agité
.
Bibliographie.
Consulter : Vadet A., Rémy N. & Wille E. (2001) - Echinides du Corallien des Ardennes : Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 21. p. 1-64 , pl. 1-52, 3 fig. in texte.
Genre Hemipedina
Genre Hemipedina Wright 1855
Type du genre.
Le type est par désignation subséquente de Lambert, 1899, p. 6 puis 26 Pedina etheridgii Wright du Toarcien.
Diagnose.
Le test.
* appareil apical de grande taille et dépourvu de suranales:
* le tubercule principal grandit plus et les tubercules secondaires sont moins bien développés
* plaque interambulacraire haute ;
* tubercules interambulacraires tous percés, sauf éventuellement le plus adapical ;
* tubercules interambulacraires lisses
* mamelon interambulacraire ambital petit, rapport diamètre du mamelon interambulacraire/ largeur du scrobicule ambital = en moyenne 0,3;
* les pores restent en ligne droite sauf en région adorale
* tubercules ambulacraires adoraux percés et lisses;
Les radioles.
* peu ou mal connus
Espèces incluses.
etheridgii, michelini, woodwardii,
Clef des espèces.
1A/ tubercule secondaire plus petit (en fonction de largeur du scrobicule) : michelini
1B/ tubercule secondaire plus gros (en fonction de largeur du scrobicule) : etheridgii & woodwardi
Répartition.
En France, le genre Hemipedina est rencontré de l'Hettangien au Bathonien des bassins parisien alpin et aquitain. On le trouve aussi dans toute l'Europe.
Bibliographie.
Consulter notamment : Vadet A. & Slowik D. (2001) - Les Oursins du Bajocien de Liocourt : Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 22, fascicule 1. p. 1-48 , pl. 1-8, 4 fig. in texte.
24 février 2009
Disaster moeschii
Disaster moeschii (Desor, 1862).
Localisation du type.
Holotype : du Callovien du Hornussen (Argovie) et de la collection Moesch, moule V63.
Description.
En vue supérieure moeschii est ovale, le rapport largeur/longueur varie entre 0,80 et 0,9 L'extrémité postérieure est plus effilée que l'antérieure, de plus l'extrémité antérieure est ronde, tandis que la postérieure est tronquée plane, car elle marquée par deux petites protubérances latérales.
Disaster moeschii, Calcaire sableux d'Assé le Riboul, Callovien, zone à Calloviense, environs de Degré, Sarthe, France, collection Vadet, numéro V-3361 longueur du test : 23 mm.
La face inférieure est presque plane. Le péristome est de petite taille et ne présente pas de scissures buccales, il se trouve en position nettement antérieure.
La face supérieure est régulièrement convexe. L'apex se trouve en position un peu antérieure, il est disjoint, en effet les ocellaires I et V, avec la génitale 5, sont reportées à l'arrière de l'oursin. Les ocellaires II et IV sont toutes petites et elles ne séparent pas les génitales aux quelles elles sont accolées.
Les cinq aires interambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont inégales, les paires postérieures sont les plus larges et les paires antérieures les plus étroites. Les faces supérieures et ambitales portent un tapis lâche de petits tubercules eux mêmes entourés de granules. Les tubercules de la face inférieure de l'aire interambulacraire impaire sont plus denses.
Les cinq aires ambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont inégales, les paires postérieures sont plus étroites. La zone porifère ambitale est étroite.
Chez les ambulacres pairs la structure ambulacraire est la suivante : en région sus-ambitale et ambitale les plaques sont à peu près aussi hautes que larges, puis à la face inférieures elles s'allongent fortement et nous n'avons pas observé la présence de plaques occluses.
Dans l'ambulacre pair postérieur les plaques situées aux environs de l'ambitus, sur les protubérances, sont nettement plus basses que les autres
Espèces voisines.
moeschii est plus, court qu'elongatus qui est Oxfordien ou Kimmeridgien
Répartition et Milieux de dépôt.
moeschii a été rencontré uniquement dans le Callovien des bassins parisien et aquitain et en Suisse et en Pologne.
Mode de Vie.
Oursin haut et avec une faible densité de radioles moeschii avançait sur le sédiment et non dans le sédiment, ce sédiment était un sable coquillier dont les grains mesurent plus de 2 mm2. Muni de tubercules de taille moyenne et de podions respiratoires de petite taille moeschii était moins actif qu'elliptica , mais comme lui moeschii devait se cacher le jour sous des particules qu'il tenait avec ses podions, et circuler la nuit quand les prédateurs y voient moins clair
Dépourvu d'une grande lanterne et d'un anus de grande taille moeschii consommait des particules alimentaires qu'il amenait à sa bouche avec ses podions péri-buccaux
Bibliographie.
Consulter :
Vadet A. (1997) - Echinides du Callovien de la Sarthe et de l'Orne, II-A : les échinides irréguliers: Analyse et évolution . Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 18. p. 1-140 , 293 fig. in texte.
Vadet A. Nicolleau P. & Pineau J.P. (1998) - Echinides du Callovien de la Sarthe et de l'Orne, II-B : les échinides irréguliers: Description . Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 19. p. 1-128 , 200 fig. in texte, pl. 1-39
Genre Disaster
Genre Disaster Agassiz 1839
Type du genre.
Le type du genre Disaster est Nucleolites granulosus Münster in Goldfuss, 1826, par désignation subséquente de Desor 1857, p. 201
Diagnose.
* péristome de petite taille et dépourvu de scissures buccales
* appareil apical disjoint en trivium et bivium
* les ocellaires II et IV ne séparent pas les génitales 1-2 et 3-4
* les ocellaires II et IV ne sont pas soudées aux génitales 1 et 4
* assule adorale médiane très longue
Espèces jurassiques incluses.
elongatus moeschii .
Clef des espèces.
1A/ rapport largeur/longeur de l’oursin > 0,77 : moeschii
1B/ rapport largeur/longeur de l’oursin < 0,77 : elongatus
Répartition.
En France, le genre Disaster est rencontré du Callovien au Kimmeridgien des bassins alpin parisien et aquitain. On le trouve aussi en Suisse et en Pologne.
Collyrites elliptica
Collyrites elliptica (Lamarck, 1816).
Localisation du type.
Holotype conservé dans la collection Lamarck sous le numéro B49317.
Il mesure 34,8 mm de long et provient des environs du Mans
Synonymes.
Dysaster malum Desor,
Description.
En vue supérieure elliptica est rond à ovale, le rapport largeur/longueur varie entre 0,88 et 1.
L'extrémité postérieure est plus effilée que l'antérieure. Certains grands individus montrent une ébauche de sillon antérieur
Collyrites elliptica, Oolithe de Chemilli, Callovien, zone à Jason, Chemilli, Sarthe, France, collection Vadet, numéro 4805, longueur du test : 62 mm.
La face inférieure est à peine pulvinée. Le péristome est de petite taille et ne présente pas de scissures buccales, il se trouve en position nettement antérieure.
La face supérieure est régulièrement convexe. L'apex se trouve en position sub-centrale à centrale, il est disjoint, en effet les ocellaires I et V, avec la génitale 5, sont reportées à l'arrière de l'oursin. La génitale est conservée de temps en temps, elle est de petite taille.
Les cinq aires interambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont inégales, les paires postérieures sont les plus larges et les paires antérieures les plus étroites. Les faces supérieures et ambitales portent un tapis lâche de petits tubercules eux mêmes entourés de granules. Les tubercules de la face inférieures sont plus gros.
On n'observe pas la formation d'un plastron dans l'interambulacre impair, tout au plus chez lesplus grands individus la plaque la plus adorale de l'interambulacre impair est-elle plus grande que la même plaque des autres interambulacres.
Les cinq aires ambulacraires, mesurées à l'ambitus, sont inégales, les paires postérieures sont plus larges. La zone porifère ambitale est ici assez large, et la majeure partie de l'ambulacre est occupé par la zone interporifère, qui porte des tubercules identiques à ceux de l'interambulacre.
La structure ambulacraire est la suivante : en région sus-ambitale et ambitale les plaques sont à peu près trois fois plus larges que hautes, puis à la face inférieures elles s'allongent. Enfin en région adorale les pores se disposent sur trois rangs. Nous n'avons pas observé la présence de plaques occluses même chez les très grands individus comme ceux de l'oolithe de Chemilli. Nous avons représenté la partie adorale d'un ambulacre pair postérieur d'un individu de cette formation, la longueur de l'oursin est de 63 mm.
Espèces voisines.
voir le genre Collyrites
Répartition et Milieux de dépôt.
En France, elliptica est rencontré dans le Callovien des bassins parisien et aquitain. On le trouve aussi en Suisse Allemagne Pologne et en Angleterre.
Mode de Vie.
La Tuberculation.
Les tubercules forment un tapis irrégulier sur la face supérieure et les côtés de l'oursin, leur taille varie entre 0,3 et 0,5 mm de diamètre Ils sont posés à plat sur le test et entourés d'un tapis continu de granules. La distance entre deux radioles, chez l'oursin vivant, variait entre 0,5 chez les plus petits et 2 mm chez les plus grands individus, en effet l'écartement entre les radioles augmente avec la taille. La protection de son épithélium n'était pas un problème important pour elliptica, ce qui milite l'enfouissement.
Les tubercules sont fortement crénelés, ronds et à mamelon centré, les radioles associés à ces tubercules ne chassaient donc pas préférentiellement le sédiment vers le haut de l'oursin, ce qui milite contre les possibilités d'enfouissement d'elliptica .
Les tubercules de la face inférieure sont plus grands, plus serrés les uns contres les autres. Ceux des aires interambulacraires impaire et paires postérieures sont ovales à mamelon excentré, et la plupart de ceux des aires paires antérieurs sont ronds et à mamelon centré. Les tubercules sont plus grands dans les parties déprimés que dans les parties bombées de la face inférieure.
En portant un échantillon de "flèches-tubercules" et de cercles sur la face inférieure d'un elliptica, on voit que la majorité des radioles de la face inférieure repoussaient le sédiment vers l'arrière et sur les côtés, elliptica avançait vers l'avant en écartant le sable coquillier sur les côtés et l'arrière..
Les podions.
En région ambitale et sus-ambitale elliptica possède des pores de type P2 (l'insertion musculaire mesure 100 microns), disposés en accent circonflexe. En région adorale les pores sont de type P3 avec une insertion musculaire plus large.
La Forme
elliptica est légèrement allongé antéro-postérieurement, elliptica avait une direction préférentielle de déplacement La surface inférieure est légèrement déprimée au niveau des ambulacres, et surtout au niveau de l'antérieur, ce qui facilite la circulation du sédiment à cet endroit.
elliptica est assez haut, rapport hauteur/ longueur moyen de 0,6. Les individus les plus hauts se rencontrent surtout dans l'Assise des Carreaux. En vue supérieure la partie la plus large de l'oursin se trouve à l'avant.
Le Péristome et le Périprocte
elliptica possède un petit péristome sans scissures buccales, elliptica ne pouvait donc prendre sa nourriture avec sa lanterne, il la prenait avec ses podions péri-buccaux, et avalait de petites parcelles. elliptica possède un petit périprocte, dont la taille relative ne varie pas avec la taille de l'oursin.
Les marques de croissance
Si les lignes de croissance que l'on observe sur les plaques interambulacraires sont annuelles, elliptica vivait au maximum 4 ans, car nous observons quatre lignes de croissance sur les plus grands individus.
Que pouvons nous en tirer comme conclusions ?
Oursin haut et avec une densité de radioles diminuant avec la taille, dépourvu de podions respiratoires haute performance, elliptica avançait sur le sédiment et non dans le sédiment, ce sédiment était un sable coquillier dont les grains mesurent plus d'un demi mm2 pour les petits individus et plus de 4 mm2 pour les grands individus. Muni de tubercules de taille moyenne et de podions respiratoires de taille moyenne elliptica devait se cacher le jour sous des particules qu'il tenait avec ses podions, et circuler la nuit quand les prédateurs y voient moins clair. Dépourvu d'une grande lanterne et d'un anus de grande taille elliptica consommait des particules alimentaires qu'il amenait à sa bouche avec ses podions péri-buccaux.
Bibliographie.
Consulter : Vadet A. (1997) - Echinides du Callovien de la Sarthe et de l'Orne, II-A : les échinides irréguliers: Analyse et évolution . Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 18. p. 1-140 , 293 fig. in texte.
Vadet A. Nicolleau P. & Pineau J.P. (1998) - Echinides du Callovien de la Sarthe et de l'Orne, II-B : les échinides irréguliers: Description . Mem. Soc. Acad. Boul. Tome 19. p. 1-128 , 200 fig. in texte, pl. 1-39.
Genre Collyrites
Type du genre.
Type : Ananchytes elliptica par Désignation originelle de Desmoulins page 214
Diagnose.
* péristome de petite taille et dépourvu de scissures buccales
* appareil apical disjoint en trivium et bivium
* les ocellaires II et IV séparent les génitales 1-2 et 3-4
* le bivium n'est pas au contact du périprocte
* aires interambulacraire inégales entre elles, interambulacre impair large
* assule adorale médiane longue
Espèces incluses.
bicordata dorsalis elliptica .
Clef des espèces.
1A/ pas de sillon antérieur : 2
1B/ 1 sillon antérieur : bicordata
2A/ test bas : elliptica
2B/ test haut : dorsalis
Répartition.
En France, le genre Collyrites est rencontré du Bathonien à l'Oxfordien des bassins alpin parisien et aquitain. On le trouve aussi en Angleterre Allemagne Suisse et Pologne, et même dans le Tithonien-Berriasien d'Espagne.












